Bilan CNDS : la part territoriale a largement profité aux QPV

Ces dernières années le Centre National de Développement du Sport (CNDS) avait pour objectif de favoriser la pratique sportive et physique dans les zones rurales et dans les quartiers populaires par une allocation de subventions ajustée pour ces associations sportives, afin de réduire toutes inégalités d’accès à la pratique sportive.

 Il s’avère que cet objectif n’a pas été rempli, et l’on constate que la part territoriale a largement profité aux Quartiers Prioritaires de la politique de la Ville (QPV) au dépend des Zones de Revitalisation Rurale (ZRR).

Durant les trois dernières années, les Quartiers Prioritaires de la Ville de France ont reçu un total de 132.3 millions d’euros en 2014 correspondant à 20.4%. Ce chiffre tend à augmenter avec 24.96% en 2015 et 29.6% en 2016.

En résumé, la part des moyens financiers consacrés aux QPV ou Zones Urbaines Sensibles (ZUS) a été multipliée par trois entre 2014 -2016, soit un total de +54.2% de moyens pour les QPV.

Pour expliquer cette différence, le CNDS se défend en évoquant un phénomène de développement de l’emploi au sein des QPV, où la place du sport au sein des contrats de ville fixait l’objectif de recruter 1000 éducateurs sportifs d’ici 2017.

Du côté des ZRR, les moyens consacrés aux actions conduites chutaient succinctement entre 2014-2016 Ils ne représentaient que 6.2% du financement total en 2014, et ont subi des baisses à 5.66% en 2015, puis une seconde fois à 4.7%  en 2016.

 Cette forte diminution s’explique notamment par le relèvement du seuil de subvention et par le recentrage des priorités sur l’emploi.

Conscient des difficultés notables et significatives des territoires ruraux, le CNDS a décidé de créer un groupe de travail spécifique « sport ruralité » au titre de la part territoriale. Une réunion est prévue le 18 mai 2017.