Etude de Décathlon sur l’augmentation du nombre de pratiquants d’APS

Décathlon a réalisé une étude intitulée « Comment faire pour augmenter le nombre de pratiquants d’activité physique et sportive en France ? » (annexée au PV) née d’un travail collectif (par Amer Sports + DECATHLON + Fédération Française de Basket Ball+ Fédération Française Sport pour Tous + Gymlib + Groupe VYV + Le Five + Ministère des Sports + Sport Heroes + Union Sport et Cycle + Wheelness + Withings).

Les résultats de cette étude vont dans le sens des analyses de la FFCO puisqu’il ressort :

  • Un besoin de transformation du sport à l’école. Le rejet du sport pour une partie des personnes tire sa source de mauvaises expériences sportives qui remontent à l’école, ancrant dans leur esprit que la pratique sportive était une contrainte, sans plaisir et nécessairement compétitive.
  • Un besoin d’une offre adaptée aux adultes débutants. L’étude a révélé une réelle difficulté pour un adulte débutant à trouver une pratique sportive qui correspond à ses envies, ses motivations. Les pratiques qui leur semblent spontanément accessibles (running, salle de sport, sport à la maison) ne sont peut-être pas les plus accessibles pour de vrais débutants et pas nécessairement celles qui correspondent à leurs envies et leurs besoins.
  • Un besoin d’accompagnement au démarrage d’une pratique. Les premiers pas dans l’activité sportive pour les non-sportifs sont souvent synonyme d’échec. En effet la volonté d’arriver rapidement à des résultats visibles ou a minima tangibles de la pratique sportive sont une condition de maintien de l’activité dans la durée, en tout cas tant qu’il n’y a pas de découverte d’un plaisir à l’activité.

L’étude conclut en indiquant qu’il est effectivement possible d’augmenter le nombre de Français qui pratiquent une activité physique régulière mais qu’il ne fait aucun doute sur la nécessité absolue de conduire des transformations majeures du système scolaire et sportif français. En effet, l’absence de pratique n’est pas systématiquement une problématique de faible motivation individuelle. C’est aussi et surtout une inadéquation de l’offre existante avec les aspirations des potentiels des pratiquants et de leur niveau réel. Ces transformations devront être collectives et coordonnées pour répondre aux motivations des utilisateurs, quelle que soit la pratique vers laquelle ils s’orientent.

Pour ce public-là, il faut transformer la vision fédérale aujourd’hui verticale, par discipline sportive, et compétitive, pour adopter une lecture matricielle multi pratiques et plaisir.

Vous pourrez retrouver plus d’informations sur cette étude ainsi que le rapport complet ici.