Etude sur le modèle économique des clubs sportifs fédérés : analyse et piste de développement

Le CDES, en partenariat avec Olbia Conseil, a réalisé pour le CNOSF une grande enquête nationale auprès des clubs fédérés pour les interroger sur l’évolution et les caractéristiques de leur modèle économique. 4500 structures ont répondu à cette enquête.

Il ressort de cette étude que les associations sportives font face à de profondes mutations sociétales qui viennent impacter leur fonctionnement et surtout leur modèle économique.

L’étude met en exergue que pour être en mesure d’accompagner le mouvement sportif dans ce contexte en mutation :

  1. Il est primordial de connaître la réalité du mode de financement des clubs et ses évolutions (il existe très peu de données récentes ni d’études ou analyses).
  2. L’identification des nombreuses bonnes pratiques quant à l’évolution du modèle économique des clubs est une source d’information précieuse pour repérer les facteurs clés de succès.
  3. Les clubs qui rencontrent des difficultés sont dans l’attente de solutions pratiques pour faire face aux mutations et ainsi être en mesure de poursuivre leur développement avec un modèle pérenne.
  4. A partir des informations transmises par les clubs, il est possible dresser un portait global du modèle économique de l’ensemble des clubs sportifs fédérés français. Le budget moyen des structures sportives fédéré est de 52 700 €. 68 % des ressources des clubs reposer sur des financements issus de la production de leurs activités, 16% des produits sont des subventions publiques (pour 75 % des associations sportives, la commune est l’acteur public qui fournit le plus de soutien financier).

A partir d’un portrait global du modèle économique de l’ensemble des clubs sportifs fédérés français, l’étude traite des facteurs impactant le modèle économique des clubs et identifie 3 types de clubs.

Les clubs omnisports font partie du 3ème groupe (les clubs phares : club multisport/sportif compétitif de haut niveau) qui représente seulement 3% des clubs mais 48% du poids économique total. Il ressort de l’étude qu’il s’agit du modèle le moins dépendant des subventions et qu’il y a surtout forte diversité dans l’origine des subventions.

Enfin, l’étude s’interroge sur les tendances sociétales et sectorielles pour les clubs sportifs ainsi que sur les leviers de développement.

Retrouvez ici la synthèse de l’étude et l’étude complète.