Les aides du CNDS pérennisent l’emploi dans les structures sportives

Le Centre national pour le développement du sport a confié en octobre 2017 au Creps Auvergne-Rhône-Alpes et au pôle ressources national sports de nature (PRNSN) la mission de mener une enquête sur son dispositif visant à subventionner des emplois sportifs. Le but de cette enquête est autant de s’intéresser aux effets positifs du dispositif qu’aux structures et personnes qui en bénéficient.

Dans un premier temps, plus de 700 structures ayant bénéficié des aides du CNDS ont été interrogées à l’occasion d’un entretien téléphonique puis via un questionnaire en ligne. Une analyse statistique a ainsi pu être établie et permet d’avoir des premières indications sur les effets positifs des emplois aidés du CNDS. L’analyse complète sera publiée à compter du mois d’octobre prochain.

Pour l’année 2017, le CNDS a subventionné 5.200 emplois pour un coût total de 46 millions d’euros.

L’enquête menée a permis de dégager les effets positifs de ce mécanisme. En effet, les auteurs de l’étude mettent en avant le fait que 91% des conventions soient arrivées à terme. Surtout, les structures ayant bénéficié de ce mécanisme n’ont, pour 77% d’entre elles, pas eu besoin de recourir à d’autres aides ou subventions publiques à l’issue de la convention afin de financer l’emploi, le CNDS y voit là l’effet de levier important des emplois aidés.

Au-delà de cet effet de levier des emplois aidés, l’enquête met en avant la pérennisation puisque près de 8 structures interrogées sur 10 déclarent que l’emploi crée à l’aide du CNDS existe toujours au sein de la structure à l’issue de la convention et parmi ceux-ci, 62% des emplois sont toujours occupés par le même salarié.

Les effets pérennes de ce mécanisme se manifestent également à travers les types de contrat signés. En effet, parmi ces emplois maintenus dans les structures, 96% le sont en contrat à durée indéterminée.

En outre, ce dispositif se révèle être particulièrement profitable aux associations sportives qui sont de loin les premières structures à en bénéficier devant les comités départementaux, les ligues régionales et les fédérations.

Au-delà de son importance pour les structures, ce dispositif offre à des personnes en recherche d’emploi la possibilité de trouver une activité. En effet, l’enquête révèle que plus de la moitié des bénéficiaires du dispositif étaient en recherche d’emploi au moment de la signature de la convention.

Enfin, l’étude met en avant les postes principalement occupés par ces personnes au sein des structures. Ainsi, dans 87% des cas, ces aides permettent aux structures sportives de trouver des salariés pour l’encadrement sportif des pratiquants en club, aussi bien pour la pratique compétitive que non compétitive.

Les salariés sont également recrutés pour des missions de gestion et d’administration, d’encadrement du personnel, de formation des cadres, d’entretien des équipements et matériels etc…

Pour suivre les résultats de l’enquête dans leur intégralité, suivez ce lien.