Pacte de Loyauté du CNOSF

Que se passe-t-il du côté du CNOSF ? Les remises en cause de l’activité et de la place des fédérations affinitaires et multisport de la part de fédérations délégataires se sont multipliées. Après, une tentative de charte de bonne conduite, voici un « pacte de loyauté ». Mais est-ce vraiment nécessaire sous cette forme qui risque de relayer les exigences de ceux qui s’instituent propriétaires d’un sport ?  Comment méconnaitre à ce point l’histoire du sport et les réalités d’aujourd’hui ? Pourquoi tout cela ?

Ainsi lors des 5 dernières réunions au CNOSF -en 10 jours -, les tensions ont ouvertement éclatées entre les fédérations délégataires et affinitaires / multisports sur plusieurs sujets comme la licence et la délivrance de titre de champion de France.

La FFCO est principalement intervenue sur le premier sujet pour défendre les clubs adhérents qui souhaitent conserver leur liberté et leur juge arbitre sur la prise (ou non) de licences dans telle ou telle fédération sans qu’un pacte de loyauté, établit là-haut, entre les « hautes instances sportives du CNOSF » ne viennent les contraindre avec d’ailleurs un seul objectif clairement affiché dans les échanges : s’approprier le « gâteau » financier des licences.

L’accueil en France des JO de Paris 2024, pourrait pourtant être une belle occasion pour refonder l’organisation du sport français en donnant un peu de place, aux côtés de son fonctionnement disciplinaire et normatif actuel, à des structures ou fédérations comme la nôtre, atypique et transversale, afin d’aider à la prise en compte de toutes les évolutions en cours et du décalage connu de tous entre la demande des gens et l’offre habituelle. Nombre de clubs omnisports l’ont compris et le pratiquent tous les jours en proposant aux côtés de leurs sections traditionnelles des activités sous des formes diversifiées pour développer le sport de toutes et de tous. Ils innovent et, sur le terrain leurs actions font bon ménage, se complètent au quotidien.

Alors, pourquoi ce qui est possible au local ne le serait pas dans les institutions nationales ? Nous continuerons de contribuer en ce sens.