Revue OmniSPORTS n°134 – Mai 2016

Le financement public du sport est, de l’avis tous, nécessaire à la survie de nos activités. Le travail réalisé au quotidien sur le terrain par le sport associatif et l’impact réel et ressenti de ses actions sur les territoires, les bonnes relations entretenues par les clubs – tout particulièrement les clubs omnisports – avec leurs collectivités sont les principales raisons de ces aides financières et matérielles apportées par les partenaires historiques de nos associations que sont les communes et les départements.

Mais la crise est passée par là et aujourd’hui, les moyens publics manquent cruellement. L’État et les collectivités doivent évaluer leurs politiques publiques, justifier de l’efficacité de l’utilisation de l’argent public mais surtout réduire leurs dépenses.

Le financement public qui était donc, autrefois, en grande partie justifié par des subventions de fonctionnement, a lentement basculé vers des financements de projets, d’actions spécifiques voir même parfois – concurrence oblige – vers des marchés publics obligeant les clubs à repenser leur projet associatif et leurs activités pour correspondre aux attentes des collectivités et ainsi maintenir leur niveau de financements sous des formes diversifiées.

Dernièrement et après quelques mois de fébrilité dans le mouvement sportif, la loi NOTRe a finalement laissé le sport dans la clause générale de compétence, permettant ainsi à chaque collectivité d’intervenir à son niveau et selon ses critères dans ce domaine. Mais cette loi a surtout oublié de fixer un chef de file dans la conduite des politiques sportives sur les territoires et n’a rendu cette compétence obligatoire pour aucune collectivité.

Alors aujourd’hui, entre le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, le Centre National pour le Développement du Sport, les collectivités territoriales, qui va financer l’action de ces clubs qui au quotidien, sur les territoires, agissent au service de la population – souvent au-delà de la simple et seule pratique sportive : citoyenneté, lutte contre les discriminations, aspects sanitaires, intégration – dans l’intérêt général ?

Cette question est vaste et la FFCO a choisi de traiter ce sujet sur deux dossiers afin de laisser la parole aux différents acteurs et de permettre ainsi aux clubs d’appréhender ce qu’est le financement public du sport d’aujourd’hui et peut-être de demain…

Patrick Baqué et Gérard Perreau-Bezouille
Coprésidents de la FFCO

Au sommaire de ce numéro

  • Dossiers : Clubs, financements et territoires, assemblée générale fédérale et Trophées de l’Omnisports
  • Actualités : fédérale et des comités, échos de clubs et portrait du Stade Lavallois Omnisports
  • Infos juridiques : brèves ministérielles, Infos des trésoriers, au J.O., Questions / Réponses
  • Zoom sur « la pénibilité »