Revue OmniSPORTS n°135 – Juin / Juillet 2016

Notre dossier témoigne de la longue histoire de compagnonnages et d’irrigations réciproques entre pratique du sport et  entreprise : des éléments historiques bien sûr, mais également une description des pratiques et une présentation des acteurs impliqués. Nous avons fait le choix – comme toujours – de vous offrir une vision pluraliste, diversifiée, de ces pratiques et de leur devenir en présentant les travaux menés conjointement par le CNOSF et le MEDEF tout comme la vision de la CGT. L’interview du DTN de la Fédération Française du Sport d’Entreprise, qui se trouve au carrefour de ces différents
acteurs, est complémentaire de la présentation des actions menées en la matière par un nouveau club adhérent à la FFCO, à savoir l’US Métro.

On y découvrira que le sport, tout en conservant son caractère compétitif pour les jeunes et les moins jeunes, s’est orienté en premier lieu vers le loisir, l’entretien physique, pour poursuivre son développement vers le sport santé, la prévention des risques et contribuer ainsi à l’allongement de l’espérance de vie.

L’entreprise a bien saisi ces enjeux et la démonstration est désormais faite que la pratique sportive par les salariés amène non seulement une diminution de l’absentéisme et de son coût, mais favorise la productivité, la réactivité et la convivialité de ces derniers au sein de l’organisation du travail.

Ainsi, tout le monde est d’accord, du salarié au chef d’entreprise, pour intégrer la pratique sportive dans son mode de vie et l’inscrire sur son agenda hebdomadaire sinon quotidien.
L’association sportive – qu’elle soit propre à l’entreprise ou civile – avec son expérience des pratiques (compétition, pratique de loisir et de santé) doit être un acteur essentiel de cette évolution, non seulement parce que cette participation entre dans son objet social mais aussi parce qu’elle pourra y trouver les ressources financières nécessaires à sa pérennité.

Le club local, souvent positionné à proximité d’une zone d’entreprises, doté de moyens humains formés (éducateurs) et de moyens matériels (installations), véhiculant une histoire, une éthique et des valeurs, doit être l’interlocuteur privilégié de l’entreprise.

Parfois, il faut encore convaincre l’entreprise, ses responsables, les CE, les interlocuteurs syndicaux, de l’intérêt de ce travail commun pour présenter une offre complète de sport santé aux salariés et participer de manière diverse à son financement. Parfois c’est à l’intérieur du club, dans ses sections, que tout l’intérêt de ce travail commun, des ouvertures qu’il favorise (mécénat, sponsoring, manifestations communes etc.) n’est pas forcément perçu.

Le club peut proposer, de manière adaptée, une offre attractive pour convaincre les salariés des entreprises d’adhérer et de bénéficier aussi d’un véritable projet sport-santé qui ne peut se limiter à une inscription pour 6 mois dans une quelconque salle privée.

Patrick Baqué et Gérard Perreau-Bezouille
Coprésidents de la FFCO

 

Au sommaire de ce numéro

  • Dossiers : Le sport en entreprise, les actualités de l’UNCU
  • Actualités : fédérale et des comités, échos de clubs et portrait de l’US Ris-Orangis
  • Infos juridiques : brèves ministérielles, Infos des trésoriers, au J.O., Questions / Réponses
  • Zoom sur « les congés payés »