Revue OmniSPORTS n°143 – Février 2018

La décision, sans concertation, de supprimer les emplois aidés l’été dernier a suscité de très nombreuses réactions
de nos clubs, du mouvement sportif, des associations, dans leur diversité. Ces actions ne sont pas restées sans résultats : le gouvernement a renoncé à la suppression totale qu’il envisageait pour 2020. Il a également ouvert une concertation « pour une politique de vie associative ambitieuse et une société de l’engagement » mais il maintient, pour l’instant, la diminution drastique du volume des crédits, pour passer de 459 000 emplois aidés en 2016 à 200 000 en 2018.

Les emplois aidés restant viennent d’être remplacés par des « Parcours Emplois Compétences » (PEC). Ils risquent fort, du fait des restrictions et de la complexité nouvelle, d’être réservés aux associations disposant d’un service de gestion. Fidèle à sa tradition de service et d’aide à l’adaptation des clubs, notre fédération va s’organiser pour être un soutien efficace dans ce nouveau parcours administratif.

Dans le même temps, les menaces pesant sur l’avenir des financements associatifs se précisent tant au niveau de l’État que des collectivités locales contraintes par la suppression de la taxe d’habitation, la perspective d’une réforme de la fiscalité locale et une nouvelle baisse des dotations de l’État. Nous tirons donc le signal d’alarme.

Un « plan de développement de l’Économie Sociale et Solidaire » est mis en place, il est principalement axé sur « l’innovation sociale » et la réduction du périmètre de l’ESS aux entreprises avec la promotion tous azimuts du concept de « start-up ». Nos clubs, nos fédérations y ont toute leur place : il y a, de leur côté, de l’inventivité, du service public, de l’innovation. Nombre d’entre eux sont en pleine mutation car, en lien direct avec le terrain, ils sont porteurs des besoins et des aspirations nouvelles des habitants et des
territoires. Ils sont avant-gardistes, la plupart des politiques publiques proposées s’appuient sur leurs expérimentations, leurs prises de risque.

Nous devons donc continuer sans relâche notre adaptation et notre résistance en développant interventions, participation au débat public, projets construits et cohérents, nouvelle gouvernance, construction d’alternatives au « tout-marchand », travail d’éducation populaire, pour poursuivre avec ambition « vers un club du XXIème siècle ».

LA FFCO se saisit de toutes les occasions pour travailler à de nouvelles mobilisations, favoriser les réflexions communes (comme dans I.D. Orizon), participer à toute concertation au niveau du gouvernement ou du CNOSF,  et ainsi toujours mieux représenter les acteurs « du sport près de chez nous », du terrain, pour défendre et promouvoir les moyens humains et financiers du sport de tous.

Gérard Perreau-Bezouille
Coprésident de la FFCO

Au sommaire de ce numéro

  • Dossiers : Pour un club du XXIème siècle, les actualités de l’UNCU
  • Actualités : Echos de clubs, nouvelles des comités, actualité fédérale fédérale et portrait de l’US Pays de l’Ourcq (77)
  • Infos juridiques : brèves ministérielles, Infos des trésoriers, au J.O., Questions / Réponse et Zoom sur « récapitulatif des modifications en matière de bulletin de paie »