Le salarié sportif : Des conséquences positives à tous les niveaux

C’est dans les locaux du MEDEF, que se sont déroulées les 1ères Assises Européennes Sport et Entreprise avec pour thème de travail : Le Sport, un enjeu de performance sociale et économique.

La semaine européenne du sport est une initiative de la Commission européenne destinée à promouvoir le sport et l’activité physique dans toute l’Europe.

Avec Marie Bochet et Mickael Landreau comme marraine et parrain de l’évènement Sentez-vous-sport,  cette édition 2015 s’est ouverte sur les propos introductifs de Pierre Gattaz, président du MEDEF, qui a profité de son intervention pour mettre en lumière le partage de valeurs communes au sport et au monde de l’entreprise, à savoir la recherche permanente de performance. (Reste à savoir si toute pratique sportive nécessite la recherche permanente de performance…).

Denis Masseglia, Président du CNOSF, a valorisé quant à lui, les effets bénéfiques d’une pratique sportive régulière tant pour son bien-être personnel que pour le bien-être de l’entreprise.

Le temps fort de cette rencontre résidait dans la présentation d’une étude « inédite » en France mesurant l’impact du sport sur le capital humain, l’entreprise et l’ensemble de la société.

Réalisée par Goodwill management, cette enquête reposant sur le témoignage de salariés, ainsi que sur l’analyse de travaux scientifiques existant, s’est évertuée à démontrer l’impact économique d’une activité physique et sportive sur l’entreprise, le salarié et la société civile.

Sur l’entreprise, tout d’abord, et ainsi évaluer l’impact du sport sur la performance des salariés.

Sur le salarié lui-même, en évaluant dans quelle proportion le bien-être du salarié à un impact sur ses frais de santé.

Et enfin sur la société civile, en évaluant dans quelle proportion la Sécurité sociale réalise des économies dans le paiement des frais de santé pris en charge par la sécurité sociale.

Pour obtenir ces données, l’institut en charge de cette étude s’est basé sur l’unité de mesure suivante : le MET (= mesure de l’équivalent métabolique) qui correspond à la mesure de la dépense énergétique occasionnée par une APS.

L’activité physique et sportive a été fractionnée en  trois stades à savoir une APS modérée correspondant à un Jogging à 8km/h, une APS intense correspondant et à un Jogging à16km/h et enfin une APS très intense correspondant à la pratique de la natation à 1mètre/seconde.

À ce fractionnement fut associée l’incitation de l’employeur à l’égard de ses salariés dans la pratique d’une APS. Une incitation faible qui se caractérise par l’encouragement purement verbal, une incitation moyenne caractérisée par la mise à disposition de locaux et enfin une incitation forte déterminée par l’octroi sur le temps de travail de créneaux permettant la pratique d’une APS.

tableau

Aussi, il ressort de cette étude que la productivité d’un salarié qui pratique une APS selon le niveau d’engagement de l’entreprise et l’intensité de l’APS oscille entre + 6% et + 9%. Concrètement, un salarié qui pratique une APS très intense et qui bénéficie d’un soutien fort de la part de son employeur verra sa productivité augmenter de 9%.

À ces chiffres s’ajoutent les taux suivants, en référence aux éléments ci-dessus :

Pour l’entreprise, on constate une variation sur la rentabilité nette de l’entreprise  qui va de 1 à 14%.

Pour le salarié, on constate une diminution des arrêts maladies et de l’absentéisme occasionnant ainsi pour le salarié une économie de 5 à 7% de ses frais de soins de santé.

Pour la société civile, c’est une économie de 7 à 9% du remboursement des soins de santé qui est réalisée.

Aussi, la pratique d’une APS régulière à un impact certain sur le stress, sur la motivation, sur l’absentéisme du salarié, occasionnant de facto un impact sur la productivité de celui-ci et donc de son entreprise. Toutefois, cette étude souffre d’imprécisions, à savoir d’une part l’absence de données de références réellement chiffrées (l’étude se contentant de s’appuyer sur des travaux scientifiques, et l’enquête réalisée auprès de 200 entreprises n’ayant vocation qu’à recueillir l’avis des salariés d’entreprises sur la pratique du sport). De plus, lors même de la présentation, le directeur de l’étude a reconnu que ces chiffres n’étaient qu’un élément d’appréciation et non des données prononcées avec certitude. La seule certitude étant l’apport bénéfique de la pratique d’une APS sur le bien-être du salarié, de l’entreprise et de la société civile.