Vidange des piscines publiques : fréquence réduite de moitié

Un arrêté du 7 septembre 2016 est venu modifier l’arrêté du 7 avril 1981 fixant les dispositions techniques applicables aux piscines publique.

Il permet de réduire à un exercice par an la vidange de certains bassins des piscines au lieu de deux fois par an : une pratique contraignante et coûteuse.

Cette évolution est le fruit d’une réflexion de plusieurs associations dont l’AMF et l’Association nationale des élus en charge du sport (ANDES), avec la Direction générale de la Santé et le ministère des Sports, en lien avec les expertises techniques de l’Association nationale des directeurs et des intervenants d’installations et des services des sports (Andiiss).

“Cette mesure aura des impacts significatifs pour les finances locales et permettra à l’avenir de réaliser une économie minimale de 30 millions d’euros par (soit une économie de 3.000 euros a minima par bassin), en prenant en compte les coûts directs liés à la consommation d’eau, de chauffage et indirects de personnel et perte du chiffre d’affaires”, a commenté l’Andes (Association nationale des élus en charge du sport), dans un communiqué du 16 septembre.

Il existe toutefois deux exceptions à cette règle :

  • Les pataugeoires et bains à remous devront toujours être vidangés au moins deux fois par an.
  • Le préfet, sur proposition du directeur général de l’agence régionale de santé, peut demander la vidange d’un bassin lorsque son état de propreté n’est pas suffisant, lorsque l’eau n’est pas conforme aux normes de qualité, après désinsectisation ou en présence de toute anomalie entraînant un danger pour la santé des usagers.

Le passage de deux à une vidange « constitue une économie notable pour les communes et leur groupement, gestionnaires de 80% des 4 135 équipements de piscine représentant 6.343 bassins » se réjouissait, dans un communiqué, l’AMF.