Le Plan Citoyens du Sport : une priorité du Ministère

Pour faire suite aux attentats du 13 novembre, le secrétaire d’Etat aux Sports, Thierry Braillard, a souhaité recevoir les fédérations sportives françaises le mercredi 2 décembre dernier. Cette réunion rassemblant les présidents de Fédérations et les directeurs techniques nationaux a été l’occasion de rappeler l’engagement du sport dans la lutte contre la radicalisation et le repli communautaire.

Chaque fédération a désormais l’obligation de proposer un plan “citoyens du sport” sur au moins un des axes que sont :

  • l’emploi et le formation : au travers des services civiques, des emplois CNDS, de la formation de 1500 jeunes au métiers du sport et des emplois citoyens du sport (100 emplois supplémentaires en 2016)
  • l’apprentissage de la natation avec un axe prioritaire sur les enfants entrant en 6ème
  • l’amélioration de l’offre sportive dans les quartiers prioritaires. M. Braillard insiste sur la nécessité de prendre pied dans ces quartiers souvent source de repli identitaire, sans pour autant y installer des clubs qui pourraient favoriser ce communautarisme mais en y créant des activités ou des antennes.

Le budget du plan a été doublé pour 2016 et le ministère incite fortement les fédérations à demander un agrément pour accueillir des services civiques (20 000 envisagés pour 2016).

Dans le cadre de cette mobilisation, M. Braillard a rappelé qu’il n’y aurait pas de baisse de financement sur les conventions d’objectifs des fédérations.

“Ce sont les gros clubs qui amènent le plus de mixité” selon le secrétaire d’état.

Cet argument s’intègre parfaitement dans la logique omnisports qui favorise la mixité et la rencontre de publics n’ayant pas toujours le même sens d’intérêt.

M. Braillard a par ailleurs rappelé que les fédérations avaient jusqu’en mars 2017 pour élire leurs présidents au sein des nouvelles déconcentrations territoriales mises en place en corrélation avec la réforme NOTRe et jusqu’à décembre 2017 pour en valider les statuts. Il est évident que cette réforme du mouvement sportif doit se faire en prenant en considération le personnel et le patrimoine de chaque organe actuel mais aussi en ménageant les réactions des dirigeants locaux actuels.

Enfin, lors du dernier conseil des ministres européens du sport, il a été noté que seulement deux dossiers français avaient été retenus dans le cadre des financements européens (240 millions / an). Ce projet ERASMUS + doit comprendre une action avec au moins 3 pays différents et des services du ministère peuvent aider les clubs et les fédérations à la réalisation du dossier.