Le « Sport sur Ordonnance » : Suite et fin

La fin du mois de novembre a été marquée par l’adoption définitive par les députés de l’amendement sur la prescription médicale du sport.

La satisfaction est grande pour les partisans de cet amendement.
Rejetée, à une voix près, par le Sénat lors de l’examen du projet de loi relatif à la Santé en octobre 2015, puis réintégré, le 10 novembre 2015, par  la Commission des Affaires Sociales, avec le soutien du gouvernement et du rapporteur,  dans le texte du projet de loi, la mesure dite « du sport sur ordonnance » trouve aujourd’hui une transcription juridique et réglementaire consacrant ainsi sa pleine réalité.

Grâce à cette mesure « Sport sur Ordonnance », adoptée à l’unanimité, les médecins traitants pourront désormais prescrire des activités physiques adaptées aux patients atteints d’Affections de Longue Durée (ALD).

Le système de santé français se dote ainsi d’un nouveau dispositif innovant en intégrant, dans le parcours de soins des patients, des pratiques thérapeutiques non uniquement médicamenteuses.

L’adoption définitive de l’amendement « Sport sur Ordonnance » vient consacrer l’usage thérapeutique du sport.

Cette transcription législative permettra d’encourager la dynamique née des expérimentations volontaires des territoires (Poitiers, Saintes, Châteauneuf, Biarritz…) tout en favorisant leur généralisation.

Cet amendement permettra donc aux médecins de réduire la prescription de médicaments, entrainant par la même une réduction des coûts de traitement pour l’assurance maladie.

Dernière étape : la rédaction des décrets d’application venant définir les conditions requises pour pouvoir dispenser des activités physiques adaptées.