ITW de Pierre Garçon, médecin fédéral et membre de la Commission Nationale Omnisports Santé

Bonjour Pierre Garçon, pouvez-vous vous présenter ? 

J’ai 67 ans et toute ma vie active aura tenu en trois mots-clés : santé, sport et sport santé, conjugués diversement en donnant du sens et de la cohérence à mes activités.

  • Santé : bien que diplômé en médecine du sport, je suis surtout chirurgien orthopédiste, orienté vers la colonne vertébrale. Je m’occupe beaucoup de sportifs de tout niveau, loisir ou champion du monde.
  • Sport : judoka depuis plus de 50 ans, toujours à la VGA Saint-Maur Omnisports, mon club de cœur. Titulaire d’un brevet d’état, j’ai également rempli de nombreuses fonctions fédérales dans le judo, de même que j’ai siégé au sein de plusieurs instances chirurgicales nationales. 
  • Sport Santé : c’est tout naturellement que depuis une dizaine d’années, je suis investi dans le sport santé, convaincu de la pertinence de ce concept. Je suis très heureux d’avoir contribué à la reconnaissance de la VGA comme le premier Club Omnisport Maison Sport Santé (MSS). 

Quelles sont vos missions/votre rôle au sein de la FFCO ?  

Mon élection en 2021 à la FFCO au poste de médecin fédéral, implique une fonction à la fois administrative et médicale. 

Ainsi, il m’appartient d’assurer une mission de conseil auprès de notre Président Gérard PERREAU, s’agissant de l’application de dispositions législatives et réglementaires. Je remercie Sandrine RABAUD, notre Conseillère Technique Nationale, de m’aider dans cette tâche.

Mon rôle sera également d’apporter ma pierre à la construction du projet Sport Santé de la FFCO. Bien évidemment, je ne serai pas seul pour animer ce dispositif. Cela ne pourra s’envisager que collectivement.

Pourquoi s’être engagé au sein de la Commission Nationale Omnisports Santé (CNOS) ?  

Ma première action à la FFCO a été de rédiger une feuille de route appelant de mes vœux la mise en place d’une commission nationale, dans le but d’inciter, d’aider, d’accompagner tous les Clubs Omnisports qui envisageraient de s’engager dans la voie du Sport Santé.

La toute nouvellement créée « Commission Nationale Omnisports Santé » répond parfaitement à ce cahier des charges. L’intégrer m’est donc apparu comme d’une grande évidence. 

L’objectif est qu’un maximum de clubs suivent la voie ouverte par la VGA et puissent être reconnus MSS. Cela a déjà commencé.

Pouvez-vous nous présenter la CNOS ? 

La Commission Nationale Sport Santé est officiellement née en octobre dernier. Sa première séance de travail à Toulouse, dans les locaux du TUC, Toulouse Université Club, a été symbolique de ses ambitions :  être au service des Clubs et proche des territoires.

Cette commission se propose de :

  • répondre aux besoins des Clubs Omnisports, s’agissant de formation, d’aide à la structuration et au financement,
  • les représenter et présenter leurs actions auprès des instances institutionnelles
  • et structurer les actions de l’Omnisports, en matière de Sport Santé, aux différents échelons (local, départemental, régional et national).

Quelles sont les personnes représentées au sein de la CNOS ?

Outre Sandrine et moi-même, cette commission comprend également Alain FAUVEL et Fernand ESCOBAR, membres du CA de la FFCO, ainsi que des représentants des différents territoires. De ce point de vue, toutes les bonnes volontés seront les bienvenues. 

De plus, à partir de la CNOS des groupes de travail (comprenant chacun un élu et un agent référent) sont en cours de création, sur des thématiques précises : évaluation de l’impact des MSS, formation continue, outils d’aide à l’évaluation ou à la structuration, …     

Qu’est-ce que la CNOS pourra apporter selon vous ?  

J’espère la CNOS permettra à la FFCO de développer son projet Sport Santé, en structurant, fédérant et mutualisant les énergies.

Elle devra également être une force de communication avec :

  • la participation à des rencontres, à l’occasion d’événements de Clubs, 
  • des retours trimestriels d’information de la part de chaque groupe de travail 
  • et une page dédiée dans chaque numéro de la revue de l’Omnisports.

Elle pourra enfin représenter un espace de réflexion, de proposition et de dialogue, à la manière d’un Think Tank, en planchant sur des sujets innovants, comme par exemple la littératie physique, concept parfois encore aussi mystérieux que sa prononciation reste aléatoire.

Quelles sont vos attentes concernant la CNOS ?  

Elles sont importantes. Pour les résumer, j’espère que la CNOS permettra que cette grande idée de prévention de notre santé par l’activité physique trouve un écho et une belle croissance grâce à l’Omnisports.

La motivation de ses membres me rend optimiste et confiant en l’avenir.

Quels sont vos objectifs à court et moyen terme pour la CNOS ? 

La CNOS est l’émanation d’une commission Sport Santé francilienne, rejointe récemment par des forces vives d’Occitanie. A terme, il serait souhaitable que l’ensemble des territoires y soient représentés, réalisant ainsi un maillage national complet.

Cela ne se fera pas en un jour, mais c’est ce à quoi nous œuvrons, de sorte que cette CNOS, encore un peu loco-régionale, mérite pleinement de porter son nom : Commission Nationale Omnisports Santé.