Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie : le sport s’engage

Le 17 mai 2022, journée internationale contre l’homophobie et la transphobie, le ministère chargé des Sports a réaffirmé son engagement auprès de tous les acteurs sportifs pour que “ce fléau soit banni du champs du sport et qu’aucun enfant, adolescent ou adulte ne se sente humilié ou rejeté en raison de son identité“.

Pour aider les acteurs du Sport, le Ministère met à disposition une fiche spécifique pour sensibiliser aux LGBT-Phobies que vous trouverez en cliquant ici, et également une boîte à outils élaborée avec des partenaires associatifs dont SOS homophobie, la Fédération Sportive LGBT+ et Footensemble ainsi que des partenaires institutionnels comme la Dilcrah.

Cet engagement est d’autant plus important qu’en 2022 et d’après le Ministère de l’Intérieur, les actes LGBT-phobes ont augmenté de 28 % en un an. Dans le milieu du sport, 3 causes de LGBT-phobies sont particulièrement présentes :

  • Elles s’expriment principalement par le recours aux injures, à la diffamation et à l’incitation à la violence ;
  • Les auteur.trice.s appartiennent presque systématiquement au public, et non aux athlètes ;
  • Les cibles sont généralement un groupe, une équipe voir même un sport dans sa globalité.

En 2021, les LGBTphobies se sont principalement manifestées sur les réseaux sociaux car la plupart des événements sportifs se faisaient jauge limitée à cause des restrictions liées à la crise sanitaire.

Dans ce contexte, certaines fédérations sportives ont entamé des démarches en direction des associations de prévention et de lutte contre les LGBTIphobies afin d’agir contre cette discrimination.

Focus sur le football :

SOS homophobie travaille depuis depuis 2019 avec la Ligue de football professionnel (LFP) pour agir concrètement contre les LGBTIphobies dans ce champs. Depuis le commencement de ce projet, des actions commencent à être mises en place pour notamment sensibiliser les joueurs masculins professionnels et le public.

Sur le terrain, SOS homophobie intervient dans des centres de formation auprès des jeunes et également auprès de clubs de supporters.

La France compte plus d’un millier de joueurs professionnels et pourtant aucun d’entre eux n’a fait son coming-out, ce qui est une anomalie statistique. C’est donc pour permettre aux joueurs concernés de ne pas devoir se cacher par peur de ruiner leur carrière que SOS homophobie agit avec la LFP pour rendre le football inclusif.

A noter également que les infractions contre les LGBT-phobies ont été renforcées par la loi du 02 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France.

Retrouvez plus d’information sur les actions du Ministère des Sports en cliquant ici et l’enquête complète de SOS homophobie concernant les LGBTIphobies 2022 en France ici.