[COMMUNIQUE] : FACE A LA CRISE SANITAIRE, REAFFIRMONS LA CONFIANCE DANS NOS CLUBS !

Réuni en bureau ce mercredi 10 février, les dirigeants de la fédération, en adéquation avec les remontées de nos clubs adhérents, souhaitent alerter l’opinion et les décideurs publics sur la nécessaire prise en considération des acteurs de terrains que sont les clubs.

La France traverse une crise sanitaire inédite dont nous mesurons tous et toutes les conséquences. Nous le ressentons dans nos vies quotidiennes. Il ne s’agit pas de sous-estimer son ampleur, ni le besoin de prendre toutes les précautions nécessaires. Mais, le constat est là, ces dispositions desserrent les liens sociaux qui nous unissent et touchent toutes les formes de pratiques collectives, démocratiques, culturelles, sportives, qui pourtant sont émancipatrices et créatrices d’harmonie entre les êtres humains.

Les conséquences de cette crise sanitaire et des mesures prises pour rechercher des solutions sont dramatiques pour I’ ensemble des clubs et associations sportives : restrictions importantes (ou totales) de pratiques, perte d’adhérents considérable, pertes de recettes, coûts divers pour permettre I’ application des mesures sanitaires (gel, masques, …), etc.

Nous souhaitons ainsi attirer l’attention de tous les décideurs sur la sauvegarde des structures existantes qui permettent la pratique sportive et sur le soutien à ceux qui œuvrent à la pérennité de celles-ci. Cette sauvegarde passera par une confiance renforcée entre nos décideurs publics et nos acteurs de terrains que sont les bénévoles, les dirigeant.e.s et les équipes salariées. Ils ont fait preuve d’adaptabilité et d’innovation lors des premiers confinements. Ils se sont mobilisés pour assurer l’accueil des enfants dans le cadre des différents dispositifs d’Etat (2S2C, Vacances apprenantes, …). Ils ont su faire preuve d’exemplarité dans la mise en œuvre des protocoles sanitaires lors des reprises d’activités. Et surtout, n’oublions pas, qu’ils sont les interlocuteurs privilégiés des pratiquant.e.s. Ce sont eux qui ont passé des journées et soirées à appeler les familles, à rédiger des mails, à retravailler leur budget, à modifier les plannings, à rassurer les enfants, …. Des charges supplémentaires qui commencent à avoir raison d’eux et de leur motivation.

Face à cela, les réponses apportées leur apparaissent contradictoires et beaucoup s’interrogent sur leur intérêt, leur rapport aux besoins.

Maintien des activités physiques dans les écoles, reprise du sport professionnel, ouverture uniquement des activités sportives périscolaires (avec les mêmes enfants et éducateurs qu’en clubs !) puis fermeture, maintien du coaching privé, …

Avons-nous besoin de rappeler que chaque année, les clubs donnent la possibilité à des millions de jeunes et moins jeunes de pratiquer ou découvrir un sport, de se maintenir en forme et en bonne santé, de lutter contre la sédentarité et ses conséquences, de partager avec d’autres une même passion.

Chaque année, I’engagement quotidien de milliers de bénévoles, avec le soutien de nombreux acteurs locaux, fonde la réussite d’un projet sportif, fait vivre les territoires, contribuent au développement local, propose des solutions aux familles (garde, loisirs…) et permet ainsi de concrétiser au quotidien la solidarité, l’égalité et de lutter contre les stéréotypes et les discriminations.

II est nécessaire de soutenir massivement les clubs et ce par une mobilisation collective : Etat, collectivités territoriales, fédérations, … Les associations de sport amateur se trouvent en situation critique. IIs’agitnotammentdes incidences de la baisse des adhésions évaluée entre 25 et 35% dans les fédérations agréées.

Il convient donc de :

  • maintenir toutes les subventions, plans de développement et moyens divers à la hauteur des années précédentes notamment pour atténuer les pertes d’adhérents ;
  • débloquer des moyens publics de sauvegarde, à la hauteur des défis et des besoins ;
  • préparer, le plus en concertation possible avec les clubs, la reprise des activités ;
  • simplifier les démarches d’accès aux aides (fond de solidarité, activité partielle, … ) ;
  • réfléchir dès maintenant et avec les clubs, à une structuration locale du sport innovante et pertinente face aux enjeux de demain ;
  • repenser les relations économiques entre les acteurs du mouvement sportif.

Il y a urgence pour ne pas laisser mourir le sport amateur et ses millions de pratiquants, de passionnés, de bénévoles, de salariés. Alors redonnons espoir, faisons-leur confiance !

Pour le Conseil d’Administration,
Gérard PERREAU-BEZOUILLE, président