Le sport sur ordonnance gagne du terrain : élargissement des ALD et prescription par les médecins spécialistes

Le sport sur ordonnance gagne du terrain. Mercredi 17 mars, les députés ont voté l’élargissement aux maladies chroniques du dispositif permettant aux médecins de prescrire de l’activité physique, dans le cadre du vote de la proposition de loi relative à la démocratisation du sport.

Depuis le 30 septembre 2016 un décret prévoit que « le médecin traitant peut prescrire [à une personne atteinte d’ALD] une activité physique » encadrée par un professionnel reconnu. La liste des ALD était limitée à 30 maladies. L’élargissement concerne des malades souffrant de “maladies chroniques et présentant des facteurs de risques”. Ce sont l’hypertension, l’obésité ou encore la santé mentale qui peuvent faire l’objet d’une ordonnance.

Un amendement de la loi de démocratisation du sport va également permettre aux patients en situation d’ALD de pouvoir se faire prescrire du sport par un médecin spécialiste et pas seulement le médecin traitant.

La crise sanitaire que nous traversons depuis plus d’un an change le paradigme du sport sur ordonnance et plus largement du sport santé. Les effets psycho-sociaux engendré et décuplé par l’incertitude ambiante pousse les pouvoir publics à ne plus considérer l’activité physique comme un levier d’action réservé à l’amélioration physique de la population mais bien comme un outil de prévention primordial pour maintenir l’équilibre physique et psychique de tous.

Le mouvement sportif n’a pas attendu ces textes pour se saisir de ces sujets mais la reconnaissance et la généralisation des principes du sport santé est encourageante pour la suite. Il reste maintenant aux médecin à s’engager massivement dans le sport santé et le sport sur ordonnance.